LUCIE, Artiste et Bijoutière experte en marqueterie de paille…

J’ai découvert la marqueterie de paille par hasard le samedi 24 novembre 2018 sur le stand « Lucie Richard – Quand la paille devient bijou » du salon Ob'Art qui se déroulait à la Halle des Blancs Manteaux dans le quartier parisien du Marais. Intriguée par les reflets lumineux des bijoux graphiques de la créatrice, je me suis approchée pour en savoir plus. Cinq mois plus tard et malgré nos agendas chargés, nous avons pris le temps de nous revoir dans son atelier de Gennevilliers. Découvrez son univers avec cette troisième histoire sur l’artisanat d’art français !

Avril 2019, Dans son atelier, Lucie Richard m'explique comment ouvrir la paille.

Le 13 avril 2019, je descends du métro 13 à la station Gabriel Péri. Après 10 minutes de marche, je suis accueillie par le ravissant sourire de la créatrice dans son petit atelier. Lucie exerce son métier depuis avril 2015. Aujourd’hui, elle crée des collections lumineuses en petites séries, pièces uniques ou sur-mesure et son travail est reconnu par plusieurs institutions françaises et étrangères.



*** ARTISTE DANS L’ÂME, MAIS DIFFICILE DE CHOISIR ***


Lucie a toujours été attirée par le domaine artistique. Au lycée déjà, elle choisit l’option théâtre et a une aisance naturelle pour les arts plastiques. Lors de sa Licence Arts Plastiques, son intérêt pour la guitare la conduit à un premier stage chez un luthier, Morgan Briant. Cependant, à l'issue de cette première expérience, elle n’envisage pas de poursuivre ses études dans cette branche qui s'avère trop limitée.


Lucie hésite donc entre la bijouterie et l’ébénisterie. Après plusieurs demandes de stages envoyées, elle reçoit une proposition de la bijoutière Aurélie Lejeune, mais cette dernière se rétractera peu après en apprenant que Lucie souhaite finalement s’orienter vers l’ébénisterie. Elle débute alors un stage en ébénisterie chez Vittorio Serio suivi d’un apprentissage dans une entreprise travaillant pour le designer Hervé Van der Straeten. Elle aime ce métier mais ne se sent pas en confiance dans cette voie malgré son Certificat d'Aptitude Professionnelle et son Brevet des Métiers d’Art en poche.


En octobre 2013, son orientation professionnelle commence à la préoccuper. En partageant ses questionnements avec le directeur de son ancienne école d’ébénisterie, le Centre de Formation d'Apprentis La Bonne Graine à Paris, Lucie réalise que ses points forts résident dans les finitions et le travail de minutie sur meubles mais pas dans le gros œuvre. Sur les conseils de ce dernier, elle suit une formation complémentaire d’un an en marqueterie en tant que stagiaire des métiers d’art. Elle se sent bien dans cette nouvelle discipline où elle apprécie le maniement de petites pièces et la précision. Elle va se confronter une fois de plus à la réalité du travail en entreprise. D’abord avec un stage en tabletterie (fabrication de coffrets), puis en restauration de mobilier, en marqueterie classique et enfin un stage de deux semaines chez Lison de Caunes, maître d’art française spécialiste en création/restauration de mobilier contemporain, de décors muraux et d’objets décoratifs en marqueterie de paille. Elle y réalise son premier bijou, un médaillon en laiton qu’elle revêt de brins de paille formant des motifs graphiques colorés. C’est le déclic, une vraie révélation ! Son entourage apprécie sa création et c’est ainsi qu’elle reçoit sa première commande d’un ami à la recherche d’un cadeau original pour sa compagne.


Premier bijou réalisé pendant le stage auprès de Lison de Caunes. Crédit photo : Lucie Richard.



*** L’ADN DE LUCIE RICHARD BIJOUX ***


Le savoir-faire artisanal de Lucie Richard prend forme lorsqu’elle se retrouve au contact de la paille, matériau naturel peu utilisé en bijouterie, qu’elle arrive à sublimer avec talent et précision. La brillance naturelle de la paille associée aux couleurs vives et à un fin travail d'assemblage donne naissance à des collections contemporaines lumineuses, produites en petites séries, pièces uniques ou sur-mesure. Pendant ce tête-à-tête, j'ai été émerveillée par le soin et la justesse gestuelle de la marqueteuse qui font de chacun de ses bijoux de petits trésors à la qualité irréprochable.


Crédit photo : Lucie Richard


Lucie utilise exclusivement de la paille de seigle, une paille française cultivée uniquement pour ses brins. J'ai pu observer les principales étapes de fabrication d'un bijou. Après avoir ouvert la paille, la créatrice l’écrase avec un plioir en bois, en plastique ou en os pour obtenir un ruban végétal. Puis, sur une base de medium (poudre de bois aggloméré collée), elle colle délicatement chaque brin. L’excédent est retiré au cutter. Chaque morceau est ensuite fixé côte à côte, l’un après l’autre selon un remarquable jeu de couleurs qui crée le rendu graphique et élégant caractéristique de la marque. Les motifs peuvent être en forme d'éventail, de soleil ou de chevron (aussi appelé point de Hongrie). L'étape finale consiste à fixer les apprêts métalliques en plaqué or ou en argent 925 palladié.




Lucie n’a pas toujours été à l’aise avec la vente de ses créations mais aujourd’hui, grâce à ses quatre années d'expérience, elle a confiance en elle et conscience de la valeur de son travail qu'elle sait maintenant aisément présenter lors de salons et autres évènements commerciaux.

J’ai appris à dire le prix.

Ce qui m’a aussi impressionnée chez Lucie est son profil d'artisane et artiste en mouvement, toujours ouverte à de nouveaux challenges hors des sentiers battus et hors de sa zone de confort. Elle s’investit régulièrement dans de nouveaux projets et arrive à sortir de son atelier contrairement à certains artisans qui regrettent soit de ne pas avoir assez de temps pour s’engager dans des projets annexes, soit de manquer d’opportunités pour se faire connaître et étendre leur activité à d’autres univers. Beaucoup d’artisans, y compris Lucie, parlent de la sensation d’isolement que peut parfois ressentir le créateur qui n’a que son atelier individuel comme espace de travail, généralement inaccessible au public en raison de sa localisation excentrée ou à domicile.


Quelques créations de Lucie Richard réalisées avec la technique du motif soleil.

*** ARTISANE D’ART, ARTISTE & FORMATRICE ***



L'ouverture d'esprit et le goût pour la transmission sont deux qualités que j'ai pu observer chez Lucie Richard. L'un de ses récents projets mené en dehors de son cœur de métier a été dans l’univers de l'art contemporain. Dans le cadre d'une collaboration avec les artistes David Brognon et Stéphanie Rollin, elle avait pour mission de reproduire des photographies sur 12 petits tableaux en marqueterie de paille. Repérée sur Instagram, elle a accepté ce partenariat en mai et a travaillé sans répit pendant trois mois afin de pouvoir livrer cette commande très spéciale en septembre 2018.


Son travail a été par la suite exposé en octobre 2018 à la FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain, sur le stand de la Galerie d’art Untilthem. Quelques exemples ci-dessous. Le résultat est bluffant ! Comme convenu en début de leur partenariat, ces créations sont aujourd’hui la propriété privée du duo d’artistes contemporains. Son nom n’est certes pas mentionné sur les œuvres d'art mais Lucie est heureuse d’avoir eu cette belle opportunité et de constater qu’acheteurs internationaux et institutions culturelles en ont fait l’acquisition. C’est le cas par exemple du MAC VAL, Musée d’Art Contemporain du Val de Marne, à Ivry-sur-Seine, où on peut maintenant admirer à tout moment son travail sur cinq tableaux de David Brognon et Stéphanie Rollin intégrés à la collection permanente du lieu depuis avril.


Au Musée d'Art Contemporain du Val de Marne. Crédit photo : Lucie Richard.

Autre projet d'envergure internationale. En février 2019, Lucie s’est rendue à Québec puis à Montréal au Canada pour animer des stages de marqueterie de paille sur deux week-ends dans les Écoles de Joaillerie des deux villes. Elle a été sollicitée une année plus tôt, pour y enseigner son savoir-faire à des artisans en exercice depuis au moins 1 an et à des jeunes sortis de l’école en 2018. Là encore, Lucie me rappelle l’importance d’être ouvert dans ce métier, sans pour autant renoncer à son identité.



Animation stages de marqueterie de paille au Canada - Crédit photo Lucie Richard.


Enfin, un autre projet parmi tant d’autres, la collaboration avec le slow concept-store Happy Folk dans le 11ème arrondissement qui a démarré en mars 2019. Le lieu, à la fois boutique, café, espace bien-être et ateliers DIY, présente les bijoux de Lucie Richard.


Parallèlement à son métier d’artisane d’art, Lucie travaille à la Maison du Développement culturel de sa ville. Avec le dispositif Passeport Éveil culturel destiné aux enfants de 5 ans, elle organise et anime ce trimestre des ateliers de marqueterie de paille répartis sur une dizaine de séances.





*** CONSEILS & CONFIDENCES ***


Aujourd’hui, Lucie Richard s’est fait sa place dans l’univers de la marqueterie de paille. La maîtrise de son savoir-faire est reconnue par ses pairs et par les institutions nationales encadrant sa profession. Cela lui donne le privilège de disposer des trois titres professionnels ci-dessous :

- Artisan d’Art

- Ateliers d’Art de France

- Artisan du Tourisme des Hauts-de-Seine



Après quelques heures de partage, le portrait que je me fais de Lucie Richard est celui d’une femme humble, avenante, à l'écoute et d’une artisane d’art toujours partante pour relever de nouveaux challenges et prendre des initiatives. Cette fonceuse m’a toutefois confié que ce trait de caractère, cette habitude qu’elle a d’oser sans crainte dans le cadre professionnel est quelque chose de moins évident à appliquer sur le plan personnel. Avec son autorisation, je partage maintenant avec vous quelques confidences, pensées et conseils recueillis.


De nombreux artisans déplorent le manque d’opportunités et leur incapacité à sortir de leur atelier lorsqu’ils sont seuls maîtres à bord. Il y’en a aussi qui ne se sentent pas à l’aise dans la posture commerciale nécessaire pour se faire connaître. Quel est ton secret pour être toujours sur un nouveau projet ? As-tu des conseils à partager ?

J’ai eu beaucoup de chance jusque-là car la plupart des projets sont venus à moi.


Je pense qu’il faut être ouvert aux propositions. Il faut aussi être très réactif lorsqu’on est contacté car la demande n’est pas toujours faite à un seul artisan.

J’avais participé au concours Révélateurs de Talents de l’association Créo, dans lequel ils mettaient beaucoup l’accent sur le développement du réseau. Il ne faut pas que ça devienne une obsession mais il est important de garder contact avec des groupes de personnes rencontrées dans le cadre de son métier ou même dans d’autres circonstances. Par exemple, le projet à l’école de joaillerie de Québec, m’a été proposé grâce à Isabelle Géréec, créatrice de bijoux contemporains, rencontrée lors de mon apprentissage en ébénisterie et avec laquelle je suis restée en contact.


Et pour Happy Folk ? Trouver de nouveaux points de vente n’est pas chose facile. Comment as-tu réussi à y être ?

Les fondatrices de Happy Folk avaient organisé un premier évènement de créateurs à Belleville il y’a deux ans pour lequel j'avais été contactée. Ensuite, elles m’ont proposé d’autres évènements auxquels je n’ai pas participé car ils ne correspondaient pas à l’univers de ma marque. C’est comme ça que j’ai pu faire partie de leur sélection lorsqu’elles ont ouvert Happy Folk en mars dernier.


Dans ce genre de partenariat, les achats des boutiques sont-ils fermes ou en dépôt-vente ? Est-ce intéressant pour les créateurs ? Et puis, lorsque les produits sont déposés plutôt que vendus, sont-ils toujours en bon état en cas de reprise ? Si ce n’est pas le cas, y’a-t-il un recours possible ou une assurance qui rembourse le créateur ?

C’est généralement du dépôt-vente pour trois mois reconductibles. L’engagement se fait sur une commission définie dans le contrat. Lorsque j’ai commencé mon activité il y’a quatre ans les boutiques prenaient environ 30% de commission mais avec le temps ça a augmenté. C’est maintenant entre 40 et 50% du prix de vente public. C’est un coût qu’il est indispensable de prendre en compte lors de la fixation de son prix de vente.


En cas de vol, les boutiques ne sont pas tenues responsables. Certaines jouent quand même le jeu et remboursent. D’autres pas du tout.

C’est toujours intéressant d’avoir une vitrine dans différentes villes en France ou à l'étranger afin d’offrir aux clients la possibilité de voir physiquement les créations et de se faire connaître en dehors des salons. Cela facilite les ventes.


Crédit photo : Lucie Richard

Où en es-tu actuellement de ta marque ? Ton bilan après quatre ans d’existence ? Comment envisages-tu le futur de ton entreprise ?

Avec les différents projets que je gère, je me rends bien compte que leur bon fonctionnement ne dépend que de moi car je n’ai ni associé ni salarié. Il m’arrive donc de m’inquiéter pour le maintien de l''activité en cas de souci de santé qui m’empêcherait d’honorer les commandes car sans production, pas de revenus. Je touche du bois.

Quant au bilan, les revenus fluctuent mais 2018 a été une belle année. Il faut que ça continue comme ça !


As-tu un mentor, quelqu’un qui t’accompagne dans les grandes décisions à prendre pour ton activité ?

Au démarrage, j’avais le directeur de mon école d’ébénisterie. Je lui suis très reconnaissante car c’est lui qui m’a proposé de suivre la formation en marqueterie. Il m’a aussi permis de démarrer dans de bonnes conditions en étant disponible pour me suivre, me stimuler, acheter mes créations pour m’encourager à continuer. Il m’a même prêté du matériel que je n’aurais pas pu acquérir seule. C’était vraiment important et bénéfique pour moi d’avoir la présence bienveillante de cette personne qui me connaît bien.


Que penses-tu de l’artisanat en général et des services proposés par les Chambres des Métiers et de l’Artisanat ? Sont-ils suffisamment adaptés aux besoins des artisans ?

Au début, j’ai suivi de nombreuses formations variées : Photoshop, Indesign, création de site web, etc. C’est bien d’avoir cette possibilité mais le problème est que le terme « artisan » englobe tout type de professions artisanales.


Les formations sont donc très généralistes et il peut y avoir dans le même groupe un boulanger, un plombier et un artisan d’art alors que nous n’avons pas toujours les mêmes besoins et problématiques. Toutefois, on sent quand même des changements car j’ai constaté que le nouveau catalogue de ma CMA comportait un focus sur les besoins des artisans d’art.

Il y’a aussi la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat qui propose un accompagnement adapté sur les salons d’art nationaux et internationaux.


Enfin, le syndicat professionnel Ateliers d’Art de France a également un grand nombre de formations ciblées intéressantes ce qui fait que les Chambres des Métiers et de l'Artisanat sont parfois un peu délaissées par les artisans d’art.


Quels sont les types de structures qui manquent aujourd’hui aux artisans ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré pour leur apporter une aide concrète dans leur activité et dans son développement ?

Il faudrait faciliter l’accès à des ateliers en ayant par exemple des aides ou plus d’ateliers partagés avec des loyers abordables.


J’aimerais aussi pouvoir déléguer la photographie de mes bijoux et la communication sur ma marque pour pouvoir me concentrer sur la création et la fabrication mais ce sont des missions qu’on ne peut pas confier à un stagiaire en découverte. Des services mutualisés pourraient être une idée ?

Les artisans d’art se connaissent-ils entre eux ?

On se connaît par le biais des salons auxquels on participe. C’est un petit monde. Il y'a souvent de belles rencontres.


J’en sais maintenant beaucoup plus sur Lucie Richard l’artisane d’art. Veux-tu nous parler un peu de Lucie Richard la femme ?

Je me suis rendue compte que la Lucie Richard, cheffe d’entreprise, fonçait un peu plus sans se poser dix mille questions alors que la Lucie Richard, femme, était plus méfiante.


Je n’aurais jamais pensé être cheffe d’entreprise. C’est un challenge motivant et passionnant !

Un dernier message à faire passer (citation, conseil,...) ?


Au vu de mon parcours, je pense que lorsqu’on a vraiment envie de faire quelque chose, le chemin qu’on prend, même s’il est sinueux, nous conduira toujours vers ce que l’on désire. Il faut surtout s’accorder le droit de se tromper. Il faut aussi être ouvert et s’écouter. Enfin, il est important de se demander régulièrement pourquoi on fait les choses.

Les gens ont tendance à idéaliser les métiers d’art et le retour à la matière, au concret. L’entrepreneuriat et l’artisanat d’art demandent beaucoup d’exigence au quotidien et de précision dans le travail. Il faut en être conscient, c’est le deal pour faire un métier de passion.

J’ai un dernier message à l’attention des femmes. En ce moment, je constate qu’il y’a de plus en plus de concours dédiés aux femmes entrepreneures. Je partage de nombreuses valeurs féministes et je trouve bien qu’il y’ait davantage de femmes qui se lancent mais je pense que ça nous dessert de vouloir sans cesse nous différencier des hommes. Avec ces concours exclusivement destinés aux femmes, c’est comme si on ne pouvait pas concourir face à des hommes. Pourquoi ne pas plutôt avancer ensemble ?


Je pense que c’est en restant ensemble, hommes et femmes, qu’on arrivera à vraiment faire bouger les choses.



L’une des missions des artisans d’art est de susciter rêve et émerveillement à la vue de leurs créations. Découvrir leur histoire permet de se rendre compte de ce qu’ils sont au-delà du beau qu’ils offrent, de réaliser que la vie de ces héroïnes et héros n’est pas juste un long fleuve tranquille fait d’expérimentations et d’honneurs mais un voyage intense dans lequel ils se plongent corps et âme, conscients des victoires, des obstacles et des déceptions qu’ils risquent de croiser sur leur chemin.


Nous avons tous un déclic à un moment de notre vie. Avez-vous déjà eu le vôtre ? Qu’en avez-vous tiré ? Nous nous réveillons tous à un moment avec tout d’un coup plus de lucidité que la veille, plus de clarté sur un aspect de notre vie, sur une envie ou un projet. En fait, nous nous éveillons. Parfois, nous en sommes heureux. Parfois, il nous est difficile d’accepter cet éveil, ce déclic. C’est comme une révélation qui s’apprête, si nous choisissons de la suivre, à bousculer tant de choses dans notre quotidien, tant d’habitudes parfois même sans notre consentement. Trouver notre voie est à la fois quelque chose que l’on attend et que l’on craint. Ne devons-nous pas tout simplement accueillir l’inconnu, essayer ce que la vie nous propose malgré l’incertitude ? Est-il vraiment plus rassurant de laisser la peur nous envahir et avoir raison de nous ? Qu'en pensez-vous ?


Merci infiniment à Lucie pour le temps accordé dans son planning que je sais très chargé. Merci à elle d’avoir partagé avec moi et maintenant avec vous, sa vision de l’artisanat et des nouvelles actions qu’il serait intéressant de mener pour soulager les artisans. Son témoignage m'a beaucoup aidé à peaufiner un projet sur lequel je travaille actuellement.



Avec tout mon cœur,

Happy Ness

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